Magazine

La bibliothèque du CHU d'Angers : des livres partout !

Trois personnes à temps plein composent l’équipe de la bibliothèque du CHU. Nichée au cœur de l'établissement hospitalier, la bibliothèque s’adresse autant au personnel de l’hôpital qu’aux patients et propose un espace de 125 mètres carrés pour un fond de 6 000 livres.

Valeria Bouloton a été recrutée par le CHU d'Angers il y a 3 ans et demi et, d’emblée, cette bibliothécaire a trouvé sa mission enthousiasmante. « L’idée est de faire vivre la bibliothèque à l’intérieur mais aussi hors de ses murs, dans les services, au plus près des patients. L’un et l’autre sont complémentaires. » Le contexte hospitalier, Valeria y a travaillé  plus jeune, le milieu ne lui est pas inconnu. « Mais pour moi, les patients sont des lecteurs avant tout, je n’ai pas à savoir le reste, ce n’est pas mon métier. » 

Deux autres personnes à temps plein complètent l’équipe de la bibliothèque du CHU. Nichée au cœur de l'établissement hospitalier, la bibliothèque s’adresse autant au personnel de l’hôpital qu’aux patients et propose un espace de 125 mètres carrés pour un fond de 6 000 livres (adulte, jeunesse et documentaire) dont une partie est renouvelée par la bibliothèque municipale d'Angers.

Un rendez-vous mensuel, « Des gourmandises sur l’étagère » qui se tient à l’heure du déjeuner, invite les lecteurs à partager des coups de cœur en fonction de thématiques retenues. Les temps d’hospitalisation étant de plus en plus courts, il est nécessaire de s’adapter et d’être réactif : le catalogue est fourni en ligne et au format papier dans chaque service, les patients ou le personnel passent commande des livres qu’ils ont choisi et les bibliothécaire organisent le portage à l’intérieur des services. « Les livres sont apportés dans la journée. »

Même attention au département des soins de suite et soins de longue durée installé à La Claverie à Saint-Barthélémy d’Anjou. Équipée d’un véhicule de service, la bibliothèque devient itinérante et se rend sur place une fois par semaine avec des boîtes de livres. Pour la pédiatrie, c’est un peu différent : les éducateurs de chaque unité de soins viennent chercher les livres ; pour les adolescents, les éducateurs viennent avec eux choisir les livres sur place. « Quand on est hospitalisé, le rapport aux livres est différent, il apporte de l’évasion dans la parenthèse de vie qu’est une hospitalisation. À nous de favoriser leur liberté de choix. »

Dans ce contexte, chaque prêt est évidemment une médiation, un temps d’échanges. Le partage se prolonge via les lectures à voix haute que propose Valeria dans quelques services : « je sélectionne des extraits sur une thématique,  ce qui permet d’avoir un temps de paroles entre les moments de lecture. » 

La bibliothèque est rattachée au service culturel de l’hôpital qui développe des projets artistiques tous azimuts : « On accompagne des projets culturels plus larges et c’est passionnant ! »

Cet article est lié à l'article suivant :